mercredi 2 décembre 2015

Grammaticalement jaune

Je bâille. Tic-tac-tic-tac.
Le temps ne passe.
Le temps, ne pas.
Le sujet du verbe ne danse pas avec la limace.

Le jaune de son pantalon m'exaspère. Qu'elle porte tous les mercredi.
Jaune moutarde. Verbe-verbe-sujet-sujet-danse-aime-emmerde.

Coincé de comparaison, comparatif, comparasme. Comparasme? Mot inventé.

Qu'est-ce qu'un comparasme?
Sans doute une comparaison mélangée au sarcasme.

Limace jaune moutarde.

Volet, vole, volant, voulu.

Voulu? Non. Grammaticalement invoulu.

Tic... tac....toc.

samedi 14 novembre 2015

#Prayforhumankind

Je suis découragée du monde dans lequel on vit.
Pourquoi autant de violence? Pourquoi avoir construit toutes ces armes pour s'entretuer? Pourquoi est-ce que ça existe? Pourquoi ne sommes-nous pas capable de nous aimer tous, les uns les autres? Ça, c'est en France et dans les autres pays qui vivent des situations semblables sinon pareilles...
Ici... à Montréal, il n'y a pas si longtemps... on jetait les eaux usées dans le Saint-Laurent... Personne n'en parle plus.. les gens sont enragés pourtant... Et c'est quelque chose qu'on aurait pu arrêter. Je suis certaine, même si je ne suis pas chimiste, environnementaliste, ou tout autre nom qui finit en -iste et qui pourrait me répondre, j'imagine... Bref.. je suis certaine que l'on aurait pu arrêter ça. Pas besoin de Terroristes au Québec... On en a déjà un, le gouvernement qui laisse faire ces choses-là.
oui ‪#‎prionspourlafrance
Mais aussi ‪#‎prionspourlegenrehumain car... je trouve ça dégueu ce qui se passe et je me sens atterrée de tout cela.
Moi qui voulais des enfants... je ne suis même plus certaine d'en vouloir, à voir le monde dans lequel on vit s'autodétruire de plus en plus...
Début du 20e siècle, quand on regardait le futur (les années 2000), on se l'imaginait utopique, on se l'imaginait propre.. où tout le monde était heureux..
Aujourd'hui... on est dans les années 2000, et comment on s'imagine le futur? Dystopique et apocalyptique...
Je vous le dis.. Ouache, notre monde est laid. Car ce qui se passe ici et en France, ça se passe partout dans le monde, toujours et tout le temps....

mardi 27 octobre 2015

La récidive



Le froid récidive, emmenant avec lui la neige et l'hiver.

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On a bien tenté de le mettre derrière les barreaux, mais le malfrat a réussi, par on ne sait quel moyen, à s'échapper.

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Une enquête est en cours, afin de déterminer ses futures attaques.

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Nous pouvons maintenant le qualifier de terroriste, car ce récidiviste ne compte pas en rester là.

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Attendez-vous à des attaques imminentes! Cachez-vous à la chaleur, et attendez que nos alliés arrivent avec leur arme de destruction massive : le printemps.

mardi 14 juillet 2015

Questions

Je me pose souvent les questions "Qui suis-je?", "Que fais-je?", "Que va-t-il rester de moi lorsque je ne serai plus là?". Je suis bien souvent incapable d'y répondre.

J'ai remarqué la tendance "personne ne veut parler à personne" et/ou "personne ne veut poser des questions à personne".

On demande "Ça va?" à qui mieux mieux, mais on ne demande jamais "que font tes parents dans la vie?", "qu'elle est ta saveur de crème glacée favorite?", "comment s'est nommé ton premier animal de compagnie?", "à quel âge as-tu cessé d'être en couche?". Toutes ces questions "personnelles" ou "privées" (appelez les comme vous voulez), toutes ces questions nous ne nous les posons pas. Nous préférons prendre notre temps, apprendre à connaître les autres suite à bien des années de côtoiement... sans imaginer que nous pourrions mourir le lendemain, sans laisser aucune trace de nous sur les autres sauf un petit signet avec photo remis au salon mortuaire.

 J'ai envie de faire de grandes choses, mais j'ai trop la chienne pour agir. Je remet toujours tout au lendemain. J'ai peur d'agir.

Mouton, je vous le dis, on est tous des criss de moutons qui suivent le troupeau, trop effrayés pour agir par soi-même et ne pas se plier aux conventions sociales.

"bèèèèèèèè"

Je voudrais voyager (pas dans un club med), je voudrais apprendre à connaître le monde, prendre quelqu'un sur le pouce, oser, faire des actions extrêmes (sauter en parachute, en bungie, grimper une montagne), faire un photo shoot ultra osé pour partager les photos au public.... bref, je voudrais me sentir en vie.

Parce qu'à part être un petit poisson enfermé dans son bocal, qui passe son temps à lire parce qu'il ne peut pas vivre ce qu'il lit.... je ne suis pas grand chose.


Je vous entend tous me dire: MAIS OSE!!!

Ce à quoi je répondrai: ça m'angoisse. On ne m'a pas apprit à oser... on m'a apprit à me taire et à être belle. Déjà que je ne me tais plus... c'est déjà un exploit...



Bref....

lundi 8 juin 2015

L'aveugle

21:45
Il marche, sa canne cognant contre les parois inégales du trottoir, à la recherche de l'espace qui lui permettra d'avancer sans tomber.

Il rentre chez lui, après une journée chez son frère. Ce dernier lui avait proposé de le raccompagner mais il avait refusé, parce que malgré qu'il sache que ça aurait été plus sécuritaire, il avait sa fierté.

Il avait perdu la vue à 20 ans, à la suite d'un accident de la route particulièrement violent. Sa voiture avait été happée par un 18 roues, parce qu'il avait brulé un feu rouge. Les parties de son cerveau qui régissaient sa vue avaient été endommagées et depuis, il ne voit plus.

Sa canne ne frappe que du vide. Il avance. Il a appris pas coeur le chemin de chez lui à chez son frère. Il ne se perdra pas. Il le sait.

Tu, à la deux, à la trois, à la quatre.... ah pis fuck you. Pas toi, ni toi, ni même toi... juste "You".

Le savoir-plaire!

À ta job, tu te casses le cul pour que la clientèle soit contente. Tes boss t'adorent et t'adore tes boss.
Mais.. tu finis ta journée de job et tu te sens épuisé. Tu n'as qu'une envie, rentrer chez toi et t'enfermer dans ta bulle.
Tu sors du "magasin", tu t’assois dans ta voiture. Et là, tu éclates en sanglots.

Tu sais même pas pourquoi depuis une semaine, tout ce que tu as envie de faire, quand tu ne "fake" pas un sourire pour tes très chers clients, c'est pleurer.

Tu as envie de te perdre dans la lune, envie de crier avec les loups.
Tu voudrais faire l'amour, mais tu ne peux même pas.

Alors tu rêves de baises torrides, tu rêves de câlins pas chastes du tout.


Mais dans la journée, tu ne peux pas rêver à ça. Tu n'as même pas le temps de rêver... même pas durant ta pause de 15 minutes, puisqu'elle te sert de moment pour "pipi, souper et relaxation de tes pieds qui te font mal".

T'es heureuse, mais tu ne l'es même pas!

Tu te sens dégueulasse, déprimée. Mais tu continues de t'arranger et de faire ton plus beau sourire à ces clients qui te lâchent des phrases de cruise à deux sous. Parce que toi, contrairement aux autres filles, tu ne peux pas te sauver. Tu dois Savoir plaire!

Bref... again...

Tu reviens chez toi, tu as pleuré mais tu ne le montres pas. Tu souris à ceux qui t'entourent pour qu'ils ne remarquent pas que ça ne va pas. Parce que tu sais qu'ils passeraient des commentaires: "oui mais c'est juste pour l'été", ou encore "Oui mais là, fais toi en pas avec ça", ou encore "mais tu as l'air tellement heureuse à ta job..."

Bref... répétons.
"Je vais bien, je suis heureuse, c'est pour l'été, après ça je pars. Après ça je vais sans doute revoir mon chum plus souvent, je vais pouvoir faire l'amour...."

Bref, j'ai besoin d'être aimée et désirée, mais pas par mes clients aux jokes poches qui ne me font même pas rire pour vrai...

Bonne journée, riez pas pour vrai, mais riez!

mardi 17 mars 2015

L et moi. Fan fiction de Sunstone


J’appuie sur la sonnette, un doux carillon se fait entendre à travers les vitres pourtant fermées. Les papillons dans mon estomac valsent alors que je resserre mon foulard de la main, ce dernier cachant le collier de cuir récemment acheté.
Attendant qu’elle m’ouvre, le rouge me monte aux joues et les souvenirs de la dernière heure me reviennent.
***
Je sors de chez moi, mon manteau long sur le dos malgré la journée étouffante. Je porte une robe noire, en latex. C’est le seul vêtement, outre le collier de cuir, qu’elle m’ait autorisé à porter.
Dans l’autobus, on dirait que tous les regards convergent vers moi. Ils savent… Ou doivent se douter…
Je serre les cuisses et détourne le regard pour ne pas croiser les leurs. Il n’y a rien que je puisse faire pour empêcher le rougissement de mes joues. J’ai été assez stupide pour prendre le risque de m’habiller selon on ordre.
***
Je piétine alors qu’elle tarde à ouvrir, de la sueur coule le long de mon dos et j’aimerais bien me départir de mon manteau et de mon foulard le plus rapidement possible.
Impossible qu’elle vienne ouvrir, non. Il faut qu’elle s’amuse à m’humilier…
J’attends, plantée devant sa porte, quelques minutes avant qu’elle ne daigne venir m’ouvrir, un sourire ravi, mais moqueur, sur le visage.
Elle est à couper le souffle, un ensemble en cuir noir lui moule la peau. Tandis que mes yeux glissent sur ses courbes, elle s’approche de moi.
***
 [En ligne]
1 : 00 am
L : Salut. Es-tu toujours debout?
Moi : Oui, mais j’allais bientôt dormir. Pourquoi?
L : Ça fait un moment qu’on se parle, j’aimerais qu’on se rencontre.
Moi : Wow… Je ne m’attendais pas à ça ce soir.
Moi : … Tu as envie de faire ça quand?
L : Je ne sais pas. En fin de semaine prochaine, tu es libre?
Moi : D’accord
L : Super, bonne nuit J
***
Tu es bien plus belle que sur les photos… On se contemple, un sourire sur le visage. Ni l’une ni l’autre n’ose faire quoi que ce soit. Puis un rire incontrôlable nous prend et brise la glace. Plusieurs minutes s’écoulent avant que nous soyons capables de reprendre notre souffle et quand j’y arrive, c’est pour le perdre à nouveau sous ses lèvres.
***
Des jouets sexuels, fouets, menottes, plumes et cordes sont éparpillés un peu partout, mélangés à nos vêtements. La pièce est un véritable bordel et l’air qu’on y respire sent le sexe.
J’émerge tranquillement de la plus merveilleuse après-midi de ma vie, le corps douloureux, mais assouvi.
Une pensée fugitive vient assombrir ce moment. Je ne pourrai plus jamais me présenter devant ma famille de la même façon, pourvu que ça ne paraisse pas dans mon regard…
Je tourne la tête et la vois à mes côtés, somnolente. Je me colle contre elle. « Ça va rester entre nous, hein? Tu ne le diras pas à personne? » Elle fait non de la tête puis grogne pour que je me taise.
***
Dans l’autobus du retour, toujours emmitouflée sous mon gros manteau, je me sens étrangement détendue. Je n’ai plus envie de rougir, plus personne ne semble me regarder. Je touche le collier de cuir, caché sous mon foulard, et la sensation de chaleur qui en émane m’assure que je n’ai pas rêvé ce qui s’est passé.
J’espère que personne n’est arrivé à la maison…