Tu t'assois, observe, attends.
Tu reste silencieuse, patiente.
Tu espère, rêvasse, en pleure.
Tu veux juste être comprise, tu ne veux pas trop donner d'information.
Parce que tu as peur qu'on dise "la vla qui braille encore" ou alors "la vla qui fait son attention whore"
Mais en dedans tu souffres, et tu ne sais pas quoi faire.
Alors tu t'assois, t'observe, t'attends.
Tu reste silencieuse, tu patiente.
Tu espère, tu rêvasse pis t'en pleure.
Parce que tu aimerais qu'on se rende compte que toi aussi tu souffre.
Que toi aussi tu aimerais qu'on laisse de côté nos activités, nos plans, pis qu'on vienne s'occuper de toi.
T'aimerais ne pas avoir à parler, qu'on se rende compte. T'aimerais ne pas devenir un fardeau pour les autres.
T'aimerais ne pas les épuiser.
Ne pas fatiguer ton chum, tes amis (es), ta famille.
T'aimerais juste qu'on voit que tes cernes, ils sont dans ta tête, et pas sur ton corps.
Parce que toi, t'a l'air d'une petite poupée.
D'une ado.
Parce que toi, à moins qu'on te voit pleurer, ça paraît pas que tu vas mal.
T'aimerais juste que ça s'arrête. T'aimerais pouvoir te contrôler. T'aimerais pouvoir être indépendante. T'aimerais pouvoir ne pas avoir des tendances dépressives. T'aimerais ne pas les avoir, ces idées noires.
Pis des fois tu aimerais juste pouvoir éteindre ton cerveau. Qu'on t'enferme pour qu'on s'occupe de toi comme une enfant.
Mais tu ne l'éteindras pas. Parce que tu as un BAC à finir. Parce que tu dois t'occuper des autres, à défaut qu'on s'occupe de toi. Parce que tu dois te montrer forte. Parce qu'au lieu de t'enfoncer toi-même la tête dans un mur, tu aides les autres à sortir de l'eau dans laquelle ils se noient. Parce qu'au lieu de te blesser, tu répares les blessures des autres.
Parce que même si t'es jalouse, tu fais tout pour te montrer ouverte, même si c'est pas toujours facile.
Parce que même si t'es possessive, tu le laisses aller parce qu'un humain n'est pas un objet.
Parce que même si tu as des tendances contrôlantes, tu n'arrives même pas à contrôler ta vie, alors tu essaie tant bien que mal de ne pas contrôler celle des autres.
Parce que même si tu préférerais te rouler en boule dans un coin pour brailler, tu prends une grande respiration et tu écoutes les autres brailler, tu les soulage de leur mal, et toi tu accumules le tien. Tu les écoute, tu les guide de ton mieux. On te dit de ne pas mettre toute ton énergie à aider les autres, parce qu'il faut que tu t'aides toi-même.
Mais tu continues néanmoins de te donner aux autres, tu continues de faire ce dont tu n'as pas envie. Pas parce que tu te déteste. Mais bien parce que si tu arrêtes, tu sens que tu vas craquer. Tu sens que si tu arrêtes de t'occuper des autres et que tu commences à t'occuper de toi-même, tu vas juste te briser comme une vague sur un rocher.
Tu n'as plus de défenses contre le monde extérieur. Tu fonces dans la vie parce que si la vie te fonce dedans et que tu tombes, tu doute forcement être capable de te relever.
Faque tu fonce, tu te donne aux autres, et tu t'oublies, afin de rester forte. Afin de ne pas tomber.
mardi 17 mars 2015
jeudi 8 janvier 2015
Je suis Charlie
Ça fais un moment que je n'ai pas écris. Pas parce que je n'avais rien à dire, mais plutôt parce que je ne voulais pas dire.
Et hier, il y a eu un drame (encore un...). Si vous vous tenez au courant un minimum de ce qui s'est passé, vous savez de quoi je parle.
Hier je me sentais patriotique, en partageant des images sur lesquelles on pouvait lire "Je suis Charlie"... Je me sentais solidaire envers mes confrères tartistes (petit jeu de mot qui m'amuse, plutôt que de dire artiste, je dis tartiste, ne m'en veuillez pas).
Mais aujourd'hui, je me sens triste.
Combien de gens sur cette planète sont oubliés? Combien de gens sur cette planète vivent un drame? Pas besoin de se faire tuer par des extrémistes pour que ça soit un drame.
Au Québec: Femme battues, femmes violées, hommes tués pour une raison d'argent, enfants tués par des parents incompétents ou désespérés.
Ailleurs.... Prenons par exemple les pays "en voie de développement". Ils vivent des drames à tous les jours. Il y a des massacres sans même que nous ne le sachions, il y a des viols, de la violence. Ils sont exploités par les "riches". Même au Québec, prenons les sans-abri. Ils pourraient très bien avoir un toit sur la tête, si on mobilisait les forces qu'il faut. Au lieu de ça, on préfère partager "Je suis Charlie". Parce que, Partager sur facebook ne nous demande qu'un petit clic. On préfère faire ça que de partager notre argent, que d'aider une personne dans le besoin.
Oui, c'est bien de dénoncer la violence, de dénoncer l'acte. Mais il y a tellement d'autres actes qui ne sont pas dénoncés...
Pensez-y.
Et hier, il y a eu un drame (encore un...). Si vous vous tenez au courant un minimum de ce qui s'est passé, vous savez de quoi je parle.
Hier je me sentais patriotique, en partageant des images sur lesquelles on pouvait lire "Je suis Charlie"... Je me sentais solidaire envers mes confrères tartistes (petit jeu de mot qui m'amuse, plutôt que de dire artiste, je dis tartiste, ne m'en veuillez pas).
Mais aujourd'hui, je me sens triste.
Combien de gens sur cette planète sont oubliés? Combien de gens sur cette planète vivent un drame? Pas besoin de se faire tuer par des extrémistes pour que ça soit un drame.
Au Québec: Femme battues, femmes violées, hommes tués pour une raison d'argent, enfants tués par des parents incompétents ou désespérés.
Ailleurs.... Prenons par exemple les pays "en voie de développement". Ils vivent des drames à tous les jours. Il y a des massacres sans même que nous ne le sachions, il y a des viols, de la violence. Ils sont exploités par les "riches". Même au Québec, prenons les sans-abri. Ils pourraient très bien avoir un toit sur la tête, si on mobilisait les forces qu'il faut. Au lieu de ça, on préfère partager "Je suis Charlie". Parce que, Partager sur facebook ne nous demande qu'un petit clic. On préfère faire ça que de partager notre argent, que d'aider une personne dans le besoin.
Oui, c'est bien de dénoncer la violence, de dénoncer l'acte. Mais il y a tellement d'autres actes qui ne sont pas dénoncés...
Pensez-y.
samedi 15 novembre 2014
La disparition de certaines problématiques, vraiment?
Je vous présente un texte que j'ai écris lorsque j'étudiais en éducation spécialisée. Ce n'est pas un texte littéraire, mais un texte qui vous fera peut-être réfléchir. Même s'il a été écrit en 2010, il est toujours d'actualité.
**************
(Vieux texte: daté de 2010)
Il y a quelques
semaines, je lisais dans le journal la presse du 27 aout 2010 (nom de
l’article : L’autisme et la schizophrénie rarement héréditaire) qu’on
avait découvert que l’autisme était en fait une mutation des gènes et que ce
n’est pas nécessairement génétique. Un coup que la mutation a été faite, l’enfant
va se faire transmettre les gênes mutées. J’ai aussi entendu parler qu’on
pourrait maintenant découvrir certaines formes de déficiences intellectuelles
lorsque l’enfant est dans le ventre de sa mère.
Certaines personnes
trouvent ça génial! Moi pas.
Je ne trouve pas ça génial
parce que, tout d’abord d’un point de vue éthique, ces personnes ont le droit
de vivre. Ensuite, où sont passées nos belles valeurs d’acceptation et de
respect si, alors même que l’enfant est dans le ventre de sa mère, on lui dit
qu’il ne peut pas vivre parce qu’il a une problématique? Ce site internet ( http://www.santepub-mtl.qc.ca/ethique/pdf/2010-02-23.pdf
) démontre deux différentes façons de pensées : celles qui prônent le
droit des parents de choisir et celles qui prônent l’acceptation de la
différence malgré tout.
Dans celui-ci (http://www.arrondissement.com/tout-getMod-directory-COM/t1/pc1/u9416-formation-coalition-contre-mise-oeuvre-programme-public-depistage-prenatal-trisomie/
) on retrouve au troisième paragraphe cette phrase qui m’a touchée : Comment
se sentira une personne trisomique lorsqu’elle prendra conscience que son
gouvernement organise et consent à l’élimination des personnes comme elle! Elle
m’a touchée parce que c’est vrai ce qui y est écrit. Je me questionne à savoir
si, maintenant que nous avons éliminé la plupart des animaux non domestiqués et
dont on ne peut faire l’élevage, il fallait maintenant éliminer les êtres
humains « non domestiqués » (qui ne fonctionne pas sous bon vouloir
du gouvernement et de la société).
Je pense aussi à ces
parents, qui attendent depuis des mois pour obtenir des services pour aider
leur enfant à mieux comprendre le monde qui l’entour, ou même à vivre dans ce
monde. Ces parents qui ont déjà peu de services. Avec la disparition de
certaines problématiques viendrait la disparition des services desquels ils ont
tant de besoins.
Ça me choque de voir à
quel point notre société est une société de performance, où la différence est
vue comme quelque chose qui nous retarderait et non comme une autre façon de
faire.
Je pense aux enfants
avec lesquels je fais mon stage, je ne voudrais pour rien au monde les voir
disparaître. Ils peuvent nous en apprendre beaucoup puisqu’ils sont différents
dans leur façon de vivre et de voir le monde.
Moi je dis, acceptons
ceux qui ont une déficience intellectuelle, un trouble envahissant du
développement, une schizophrénie ou toute autre problématique que le monde
différent d’eux ne comprend pas. Acceptons-les et apprenons d’eux! Martin
Deschamps n’a pas de problème neurologique, mais physique. Pourtant, ça ne
l’empêche pas de se rendre aussi loin qu’il le désire. Pourquoi alors, ne
laissons-nous pas nos futurs enfants refaire le monde à sa manière? Un monde
qui accepterait les différences, les ressemblances et les problématiques.
Il ne reste qu’à le leur apprendre, afin que la
société soit une société d’acceptation et non de production.
Une petite fille
Il était une fois une petite fille,
Une belle enfant qui ne craignait pas les inconnus, qui allait leur parler et même les inviter à aller au McDo avec elle et sa mère sans même savoir qui elle invitait. Une enfant qui allait, lors de la St-Jean Baptiste, s'asseoir avec des gens qu'elle ne connaissait pas, qui se glissait entre les couples pour faire les yeux doux au garçon, sous le regard attendri (ou pas) de sa copine.
Une enfant qui ne craignait pas le monde, qui voulait avoir tout partout des amis.
Cette enfant est entrée au primaire, où elle s'est fait menacer par un garçon, où elle a été forcé par l'école de le pardonner. Où on la martyrisait, où les garçons la tenaient afin que l'un d'entre eux puisse l'embrasser, sans même qu'une surveillante n'intervienne. Où les filles la rejetaient. Où sa meilleure amie allait raconter tous ses secrets à sa soeur, qui elle le disait à tout le monde. Où elle était malheureuse.
Puis on l'a changé d'école. En cinquième année on l'a placé dans une école privée. Était-ce à la suite d'une sorte de dépression qu'elle avait fait? (parce que, n'ayant même pas onze ans, elle voyait une psychologue) Ou bien était-ce parce que le système scolaire ne faisait rien pour qu'elle soit bien? Toujours est-il que ce changement d'école lui aura peut-être sauvé la vie.
Ce qu'il faut savoir, c'est que cette enfant qui, lorsqu'elle était petite, aimait tout le monde. Elle a fini par se replier sur elle-même et avoir mal. À huit ans, elle rêvait déjà de mourir.
Mais, ce changement d'école lui a fait grand bien. Elle a pu vieillir un peu, elle a pu avoir un meilleur cadre de vie.
Où la douleur se place
Se transforment les cœurs en glace.
Où la noirceur se tient
Se trouvent les jeux de vilains.
Où la lumière jaillit
Se trouve l'espoir d'une meilleure vie.
Une belle enfant qui ne craignait pas les inconnus, qui allait leur parler et même les inviter à aller au McDo avec elle et sa mère sans même savoir qui elle invitait. Une enfant qui allait, lors de la St-Jean Baptiste, s'asseoir avec des gens qu'elle ne connaissait pas, qui se glissait entre les couples pour faire les yeux doux au garçon, sous le regard attendri (ou pas) de sa copine.
Une enfant qui ne craignait pas le monde, qui voulait avoir tout partout des amis.
Cette enfant est entrée au primaire, où elle s'est fait menacer par un garçon, où elle a été forcé par l'école de le pardonner. Où on la martyrisait, où les garçons la tenaient afin que l'un d'entre eux puisse l'embrasser, sans même qu'une surveillante n'intervienne. Où les filles la rejetaient. Où sa meilleure amie allait raconter tous ses secrets à sa soeur, qui elle le disait à tout le monde. Où elle était malheureuse.
Puis on l'a changé d'école. En cinquième année on l'a placé dans une école privée. Était-ce à la suite d'une sorte de dépression qu'elle avait fait? (parce que, n'ayant même pas onze ans, elle voyait une psychologue) Ou bien était-ce parce que le système scolaire ne faisait rien pour qu'elle soit bien? Toujours est-il que ce changement d'école lui aura peut-être sauvé la vie.
Ce qu'il faut savoir, c'est que cette enfant qui, lorsqu'elle était petite, aimait tout le monde. Elle a fini par se replier sur elle-même et avoir mal. À huit ans, elle rêvait déjà de mourir.
Mais, ce changement d'école lui a fait grand bien. Elle a pu vieillir un peu, elle a pu avoir un meilleur cadre de vie.
Où la douleur se place
Se transforment les cœurs en glace.
Où la noirceur se tient
Se trouvent les jeux de vilains.
Où la lumière jaillit
Se trouve l'espoir d'une meilleure vie.
jeudi 6 novembre 2014
Noirceur Blanchâtre
(Vieux poème)
Depuis quelques temps,
Je sens un étrange courant.
Courant d’air, courant d’eau,
Tout ce qui se touche avec la peau.
Courant d’amour, courant de tendresse,
Tout ce qui fait fuir la tristesse.
Un cœur alourdi peut le pressentir,
Un cœur léger peut le ressentir.
La vie qui règne autour de nous,
Peut nous faire passer pour fou.
Fou d’amour pour tout,
Fou d’amour comme un loup.
Un loup dans la nuit hurle,
Écoutez-le chanter son âme qui brûle.
Il chante grâce à la lune,
Pour qu’elle le libère de toute torture.
Cette torture que les hommes lui ont fait,
Cette torture qui n’est que tout près.
Dans mon cœur est apparut,
Une noirceur blanchâtre qui m’a plut.
Moi aussi je hurle mais pas pour les mêmes raisons,
Car moi, ce ne sont pas les hommes qui m’ont
torturé.
Mais cette liberté qui m’a fait perdre la raison,
J’ai fait à quelqu’un ce que je n’ai pas aimé d’un
autre.
Ceci est une torture pour l’âme,
Alors comme le loup, je hurle à la noirceur
blanchâtre.
Solitude
(Vieux poème)
La seule chose qui ne m'a jamais abandonné,
C'est la solitude qui ne m'a jamais lâché.
Bien souvent on la croit notre ennemie,
Mais les gens devraient s'en faire une amie.
Jamais personne ne va nous comprendre vraiment,
Il y aura toujours la solitude qui à bras grand ouvert nous attend.
On a beau en souffrire,
Jamais elle ne nous fera mourir.
On a beau la détester,
Mais dans la vie c'est elle notre meilleure alliée.
Lorsqu'elle nous ouvre ses bras c'est avec un sourire,
À l'intérieure d'elle, elle ne veut pas nous faire souffrire.
Pluie d'été
Fraiche brise caressante
Emmêlée avec mes idées dansantes.
Il ne manque plus que le tonnerre
Pour que mon esprit se libère.
Musique mélangée à une odeur humide
Tout pour plaire à une auteur timide.
Je ne savais pas quoi écrire
Mais la pluie d'été m'inspire.
Grande inspiration
Petit frisson
Boum-boum, mon coeur trépigne
face à cette angoisse, pourtant toujours là et indigne.
Je ne me sent pas à la auteur
Est-ce cela qui fera mon malheur?
On me dit de me faire confiance
Mais, je dois bien l'avouer, je ne comprends pas cette science.
J'ai besoin de diversité
Mais pas trop pour ne pas me mélanger.
Un brainstorm est le bienvenue
Tout autant qu'une "storm" est tant attendue.
Je veux un orage qui hurle
Et un vent à en faire valser les libellules
Je veux des éclairs qui illumineraient le ciel
Et puis, à la fin, venant avec le calme, un arc-en-ciel.
Emmêlée avec mes idées dansantes.
Il ne manque plus que le tonnerre
Pour que mon esprit se libère.
Musique mélangée à une odeur humide
Tout pour plaire à une auteur timide.
Je ne savais pas quoi écrire
Mais la pluie d'été m'inspire.
Grande inspiration
Petit frisson
Boum-boum, mon coeur trépigne
face à cette angoisse, pourtant toujours là et indigne.
Je ne me sent pas à la auteur
Est-ce cela qui fera mon malheur?
On me dit de me faire confiance
Mais, je dois bien l'avouer, je ne comprends pas cette science.
J'ai besoin de diversité
Mais pas trop pour ne pas me mélanger.
Un brainstorm est le bienvenue
Tout autant qu'une "storm" est tant attendue.
Je veux un orage qui hurle
Et un vent à en faire valser les libellules
Je veux des éclairs qui illumineraient le ciel
Et puis, à la fin, venant avec le calme, un arc-en-ciel.
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